Une belle carrière

Une belle carrière - Zala Dubreuil

Ma cousine Brandy travaille pour une agence de publicité Internet depuis plus de 5 ans. Elle voulait devenir journaliste, mais elle n’avait pas réussi les tests d’admission pour entrer dans une école de journalisme, alors elle a choisi de rester un peu dans cet univers. C’est un travail qui est tout de même intéressant quand on voit tous les avantages qu’on leur offre. Brandy avait commencé en tant que simple apprenti-stagiaire. À l’école, elle tenait le journal d’étudiants, en plus de ses activités en tant qu’organisatrice ou co-organisatrice des évènements qui s’y produisaient. Ainsi, la connaissant bien, ils ont bien voulu l’engager en tant que stagiaire. Elle devait se former sur le terrain pour pouvoir acquérir les compétences requises pour pouvoir rester indéfiniment dans cette agence. Je me souviens encore qu’elle suivait pas mal de cours du soir. Il y avait aussi ce professeur d’université en communication qui lui enseignait l’art de la persuasion. Enfin, c’est ce que j’ai compris. Je ne l’ai vu que deux ou trois fois, et comme cela ne m’intéressait pas, je n’y faisais pas trop attention. En quelques mois, elle avait compris le principe et avait commencé à remplacer les places vacantes dans certains postes. Elle est vite devenue polyvalente. Elle a réussi à obtenir son contrat après 2 ans et demi de services, et étape par étape, elle n’a pas cessé de faire de progrès. Du bas de l’échelle, elle est actuellement devenue l’assistante du directeur de la production. Je me demande toujours comment elle fait pour arriver à gérer autant de choses, sans perdre la tête. Tout ce qui est produit, tous les projets et tout ce qui va avec passe par la direction de production, autrement dit, par elle, vu que son supérieur ne fait que contrôler son travail, ce qui est fait et ce qui mériterait une attention particulière. Leurs affaires marchent tellement bien, que ses employeurs n’ont plus le temps de tout gérer eux-mêmes, et ils se partagent les tâches avec leurs assistants, tant qu’ils jugent que c’est encore dans le domaine de leurs compétences. Ce qui plaît assez à Brandy, ainsi, elle ne les a pas toujours sur le dos, et elle est libre de prendre certaines décisions comme un cadre. Elle a finalement bien réussi sa vie, même si elle n’est pas devenue la journaliste dont elle a rêvé d’être. C’est bien dommage que je ne sois pas une passionnée du monde de médias, avec son appui, je pourrais facilement intégrer leur agence.